Quel système de chauffage pour une conformité RT 2012 ?

La réglementation thermique 2012 fixe un plafond de consommation d’énergie primaire par mètre carré. Les systèmes de chauffage les moins performants sont donc à exclure ! Les nouvelles normes n’empêchent cependant pas le chauffage tout électrique, notamment si vous optez pour une maison à effet joule.

RT 2012 : une exigence renforcée de performance énergétique

La réglementation thermique 2012, qui s’applique à l’ensemble des bâtiments neufs construits dont le permis a été délivré depuis le 1er janvier 2013, a pour ambition de limiter la consommation énergétique de votre futur logement. La consommation d’énergie primaire, ou « CEP », devra notamment se limiter à un plafond de 50 kWh/m²/an, sachant toutefois que ce chiffre peut varier à la hausse si vous habitez une région particulièrement froide.

Concrètement, ce plafond assez exigeant vous imposera le plus souvent de cumuler une source de chauffage principale avec un chauffage d’appoint fourni par une énergie renouvelable. Plusieurs solutions sont envisageables.

 

La chaudière gaz condensation : un choix classique

La chaudière gaz à condensation est devenue un choix presque obligé si vous comptez sur le gaz naturel pour chauffer votre nouveau logement pendant l’hiver. Cette nouvelle génération de chaudières a pour particularité de récupérer la vapeur d’eau contenue dans les fumées générées par l’appareil. La chaleur est utilisée pour réchauffer l’eau du circuit, et ainsi améliorer la performance énergétique du système.

Pour réduire encore la consommation de votre logement, la chaudière gaz à condensation peut être utilement couplée avec différents dispositifs « propres », dont notamment une pompe à chaleur géothermique, un chauffe-eau solaire ou encore un chauffe-eau thermodynamique.

 

La chaudière ou le poêle à granulés bois

Les granulés de bois, ou « pellets », constituent à ce jour la source d’énergie la moins onéreuse du marché. Ils présentent aussi un caractère écologique puisqu’ils sont le plus souvent issus de forêts durables et bien administrées. Ces petites boules de bois condensé à haute performance énergétique sont conçues pour maximiser le dégagement de chaleur. Elles peuvent être insérées – de façon manuelle ou automatique selon les modèles – dans une chaudière à bois, pour chauffer l’eau d’un circuit de radiateurs dans toute la maison, ou dans un poêle à bois pour fournir une chaleur d’appoint dans la principale pièce à vivre.

Zoom sur la maison connectée

La conformité RT 2012, c’est aussi la possibilité de réaliser des économies en modulant votre niveau de chauffage où que vous soyez ! De nouveaux systèmes comme le gestionnaire d’énergie CALIBOX, intégré aux nouvelles maisons à effet joule Maisons Pierre, permettent non seulement de consulter l’historique de votre consommation mais aussi de réguler le chauffage à distance, pièce par pièce.

 

Maison à effet joule : une nouvelle ère pour le chauffage électrique

Contrairement à une idée reçue, les chaudières à gaz ou à bois et les pompes à chaleur ne sont pas les seuls équipements de chauffage pouvant être conformes à la réglementation thermique 2012. Les technologies liées au chauffage électrique, entretemps, ont effectuées elles aussi des bonds de géant et permettent aujourd’hui à un constructeur de maisons individuelles comme Maisons Pierre de vous proposer des maisons tout confort et entièrement chauffées à l’électricité.

Ces « maisons à effet joule » se distinguent non seulement par la qualité de l’isolation des murs et de la toiture (polyuréthane, laine minérale…) mais aussi par le niveau de sophistication de leurs appareils de chauffage. Des radiateurs à inertie ou à chaleur douce ainsi que des panneaux rayonnants sont répartis dans l’ensemble de l’habitation : grâce à un pilotage intelligent, vous chauffez uniquement où et quand vous en avez besoin, et réalisez ainsi des économies pouvant atteindre 35 % par rapport à un chauffage classique à l’électricité.

Dans une maison à effet joule, l’énergie électrique sert également à alimenter une pompe à chaleur, qui récupère la chaleur de l’air environnant pour la transmettre à un chauffe-eau thermodynamique qui vous fournit en eau chaude sanitaire.

 

Bien que très exigeante quant aux résultats à atteindre, la réglementation thermique 2012 n’impose aucun système de chauffage en particulier. Les futurs propriétaires sont donc libres d’examiner les avantages comparés de différents systèmes comme la chaudière gaz à condensation ou la maison à effet joule.

RT 2012 et extension de bâtiment : quelles sont les règles ?

Les normes fixées par la réglementation thermique 2012 s’appliquent automatiquement aux bâtiments neufs dont le permis de construire a été délivré après le 1er janvier 2013. Mais qu’en est-il des extensions et autres surélévations de bâtiment ? Voici un résumé des règles en la matière !

Qu’est-ce qu’une « extension » de bâtiment au sens de la RT 2012 ?

Avant de détailler les exigences de la RT 2012, il est nécessaire de déterminer ce qui constitue une extension de bâtiment ou pas ! Certains chantiers ne seront en effet pas considérés comme une « partie nouvelle de bâtiment existant », et n’auront donc pas à se conformer aux obligations de résultat fixées par la norme. Il s’agit entre autres :

  • De l’aménagement des combles en une nouvelle pièce habitable, dès lors que cette modification entraîne une surélévation du faîtage de la toiture inférieure à 1,80 mètre ;
  • De la transformation d’une surface existante en espace habitable (par exemple un ancien garage transformé en bureau). Une construction ex nihilo, à l’inverse, constitue une extension ;
  • De la création d’un nouvel étage (ajout d’un plancher) au sein d’une habitation existante, sans modification de son enveloppe ou de sa hauteur totale. La superposition d’un nouvel étage, à l’inverse, constitue une extension ;
  • La fermeture d’un espace de l’habitation préalablement à l’air libre (coursive ou loggia, préau…).

 

Une extension de bâtiment est-elle soumise à la RT 2012 ?

Même si elle remplit l’un des critères ci-dessus, une extension de bâtiment n’est pas systématiquement soumise à la réglementation thermique 2012. Pour y échapper, deux conditions cumulatives doivent être remplies :

  • La surélévation ou l’extension doivent entraîner une augmentation de la Surface Hors Œuvre Nette (SHON) inférieure ou égale à 150 m² ;
  • La surélévation ou l’extension doivent par ailleurs représenter un gain en surface inférieur ou égal à 30 % de la SHON existante.

 

Ces dispositions, autrement dit, fixent une limite à l’envergure du chantier non seulement en valeur absolue (moins de 150 m²), mais aussi en valeur relative et en considération du bâti existant. L’idée est que le chantier, pour ne pas être soumis à la RT 2012, doit améliorer le bâtiment sans pour autant en changer complètement la nature et la destination.

Lorsque les deux conditions sont réunies, la RT 2012 s’efface au profit d’une RT 2012 simplifiée dite « élément par élément ». Concrètement, la RT élément par élément fixe une performance minimale au cas par cas pour chaque élément que vous allez installer ou remplacer, exprimée le plus souvent par sa résistance thermique ou « R ». Elle est donc moins contraignante que la RT 2012 qui a une vision plus globale et fixe des obligations de résultat.

Quel cadre juridique ?

Les obligations en matière de réglementation thermique et d’extension de bâtiment sont fixées par l’article 52 d’un arrêté en date du 26 octobre 2010. C’est notamment ce texte qui fixe la limite de 150 m² et 30 % de la SHON préexistante.

 

Étanchéité à l’air, énergie renouvelable : des règles adaptées

La RT 2012 fixe le principe d’un test d’étanchéité à l’air pour déterminer la performance thermique d’un nouveau bâtiment. Dans le cas d’une extension, cette obligation ne subsiste que si la nouvelle surface habitable communique avec le reste du bâtiment par une ouverture (porte, porte-fenêtre…) d’une dimension inférieure à 110 x 220 centimètres. Si l’extension est dotée d’autres ouvertures, le test reste obligatoire si ces dernières sont dotées de battants qui couvrent au minimum 95 % de leur surface.

Les extensions très largement ouvertes sur le bâti préexistant, autrement dit, ne sont pas soumises aux normes d’étanchéité à l’air de la RT 2012.

Rappelons enfin que la RT 2012 fixe aussi l’obligation de recourir à une énergie renouvelable pour la consommation énergétique du bâtiment (solaire thermique ou photovoltaïque, pompe à chaleur, chaudière bois…) au moins à titre d’appoint. Dans le cas d’une extension, cette obligation ne subsiste que si le nouvel espace habitable intègre une pièce d’eau (salle de bains).

 

La réglementation thermique applicable aux extensions de bâtiment est conçue pour ne pas alourdir les plus petits chantiers avec des normes excessives ou inadaptées. Un bon point pour rajouter quelques mètres carrés en toute simplicité à votre logement !

RT 2012 et isolation thermique : les chantiers prioritaires à envisager

En acquérant une maison neuve conforme à la réglementation thermique 2012, vous optimisez la performance thermique de votre logement et réaliserez à long terme de précieuses économies. Quels sont les points de vigilance et les chantiers à considérer en priorité pour ce type de bâtiment ?

L’isolation des combles : un régulateur thermique naturel

Les combles d’une habitation ont la particularité d’être en contact avec l’extérieur à 360°, et sont donc plus vulnérables aux déperditions de chaleur. L’air chaud, de plus, a tendance à vouloir s’échapper par le haut, ce qui oblige à prévoir un très bon niveau d’isolation des combles sur un chantier conforme RT 2012.

Un bon niveau d’isolation thermique au niveau des combles constitue à la fois une garantie pour mieux conserver la chaleur en hiver et, à l’inverse pour limiter l’augmentation de la température en été : la couverture isolante bloque en effet l’entrée de l’air chaud par effet d’étanchéité, et évite ainsi que la température ambiante de votre logement soit portée à un niveau insupportable. Rappelons que la RT 2012 fixe non seulement une consommation maximale d’énergie primaire, mais aussi une température cible maximale de 26°c en été.

Quelques chiffres-clés

  • Environ 30 % des déperditions de chaleur ont lieu par les combles ;
  • Des infiltrations d’air peuvent gonfler votre facture de chauffage de plus de 50 % ;
  • En matière d’étanchéité à l’air, la RT 2012 admet une perméabilité maximale de 0,6 m3 par heure et par unité de surface habitable.

 

L’isolation des murs extérieurs

Il s’avère également nécessaire, la plupart du temps, de doter l’ensemble des murs et façades d’une bonne couche isolante afin d’améliorer la régulation de la température intérieure. Ce chantier permet de minimiser les pertes de chaleur, qui peuvent sinon surenchérir de 20 à 30 % votre facture de chauffage.

La résistance thermique des murs donnant sur l’extérieur est donc à surveiller de près ! L’association Effinergie recommande un seuil minimal compris entre 3,2 m².°C/W pour les régions les plus chaudes du pays, et jusqu’à 5,5 m².°C/W pour une maison individuelle située plus au nord. Dans le cas typique d’un mur en béton ou parpaing, cela signifie le rajout d’un isolant standard d’une épaisseur comprise entre 5 et 15 centimètres.

La plupart des constructeurs privilégieront une isolation des murs par l’extérieur : cette technique présente en effet le double avantage d’être plus efficace et de ne pas rogner sur l’espace habitable.

 

L’élimination des ponts thermiques

L’isolation des murs, des combles ou encore des plafonds de l’habitation ne constitue que la première étape d’un chantier d’amélioration de la performance thermique. Même bien réalisés, les travaux peuvent laisser apparaître des défauts localisés de la couche isolante, qui favorisent des ruptures d’étanchéité et des petites fuites de chaleur à l’extérieur.

L’élimination de ces « ponts thermiques » constitue l’une des priorités de la réglementation thermique 2012, laquelle fixe notamment des limites à ne pas dépasser à la jonction entre plancher et murs extérieurs, ou encore au niveau du cadre des menuiseries extérieures : à quoi bon disposer en effet d’une fenêtre dernier cri et triple vitrage si cette dernière est mal posée et laisse passer l’air au niveau de son encadrement ?

 

Quel type d’isolant privilégier pour un bâtiment conforme RT 2012 ?

En matière d’isolant thermique, la RT 2012 ne fixe qu’une obligation de résultat en termes de consommation d’énergie primaire et de besoin bioclimatique du bâtiment. Chaque maître d’ouvrage est donc libre d’opter pour l’isolant de son choix en fonction de son coût, de sa densité et de sa performance propre.

Outre les choix les plus classiques comme les isolants minéraux ou synthétiques, la réglementation thermique n’interdit évidemment pas de vous tourner vers des matériaux de construction réputés pour leurs qualités isolantes, comme les briques en terre cuite et le béton cellulaire.

 

Un constructeur de maisons individuelles comme Maisons Pierre vous permet de bénéficier des meilleures techniques d’isolation pour obtenir une performance thermique bien supérieure aux exigences de la RT 2012.